L’adolescente nue sur la terrasse au pied d’un arbre
(Début 1980 ?)
La peau est blanche, comme celle qu’on n’a pas encore exposée longtemps au soleil, comme celle du premier bain de soleil, de l’année ou de l’adolescence. Quand on n’est pas trop sûr que cela peut se faire. Quand on a trouvé un endroit retiré où personne ne peut vous voir. Le visage est tourné vers le ciel. La robe blanche est étalée sur le sol, presque à portée de la main si un intrus était craint.
Avec le recul et le temps qui a passé, je me dis qu’il faut autoriser aussi ces libertés aux gros, aux vieux, aux laids, aux squelettiques. Il ne faut pas avoir un corps de vedette de cinéma pour s’aimer. A ciel, je ne sais pas s’il y a des plages et des nerfs sensitifs.
