Le méditant sur la terrasse
(vers 1990 ?)
Un coucher de soleil ? Un lever de soleil ? Peu importe que ce soit l’aurore ou le crépuscule. C’est un moment de silence, de vide intérieur, où, par le yoga physique et mental, on enlève les meubles qui encombrent notre salon intérieur. J’ai commencé cette expérience en mars 1975, peu de temps avant mon départ vers l’Orient : Inde, Népal, Indonésie…et peu avant de commencer ma thèse sur Panikkar.
Un homme est là. Position du lotus, colonne vertébrale droite, nez à la verticale du nombril, mains posées sur les jambes, pouces joints, répétition d’un mantra se terminant par « m » (la seule lettre que l’on prononce bouche fermée), quête de l’état de veille sans pensée. Cela peut guérir l’inconscient blessé, évacuer le stress de la journée, rendre « théotrope », déboucher sur une prière ou une mise en présence. La parole authentique naît du silence. Le silence est une valeur religieuse. L’humanité a besoin de calme.
Ne t’énerve pas, ne compare jamais, ne juge pas, reçois l’être avec des gants, souris, préfère écouter que de te dire. « Tace et labora. »
