L’homme immergé dans le grand tout
(2007)
J’avais commencé par un plaquage de quelques couches de couleurs au centre. Sans but précis, sans savoir où je partais. Il faut régulièrement partir à l’aventure lorsqu’on crée en art, que ce soit en peinture ou en musique. Petit à petit, j’ai vu se dessiner un ciel immense. Superbe. Il m’était en quelque sorte donné. J’ai ensuite élaboré les monts et les vaux. Je savais, sous-jacent, le souvenir de paysages de Famenne ou d’Ardenne, de levers et de couchers de soleil.
J’ai souvent vibré avec l’immensité qui nous englobe et qui fait poser la question métaphysique : « Qu’en est-il, finalement, de l’homme et de l’univers ? », comme disait Albert Dondeyne dans son cours de métaphysique à Louvain. De la vallée perdue, j’ai fait monter une fumée. Ainsi, il y a trace d’homme. Petit dans l’univers, comme la barque minuscule au milieu du lac au pied du Mont Fuji sur les estampes japonaises.
Plusieurs personnes ont été frappées par ce tableau. Cela fait plaisir d’entendre une réaction positive à propos de ce qu’on a créé.
